Article de La dépêche

Pénélope Milner : «A l’école, je dessinais surtout les visages. C’était un désir d’essayer de comprendre les gens»./ Photo DDM Marc Salvet

Elle est une des invités de la cinquième biennale Goujoun’art, du 2 au 10 juin à Goujounac. Pénélope Melder, nommée Maître pastelliste par la société des pastellistes de France, livre les clefs de son inspiration.

Elle a étudié les beaux-arts à la University of Wales (Aberystwyth), a vécu et peint en Italie, est venue vivre à Catus en 1988. Elle expose dans des galeries en France, mais aussi à Londres, au Danemark, en Thaïlande. Peindre a toujours été son désir. Pénélope Milner raconte.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le pastel ?

En fait, j’ai fait d’autres matières, l’huile, l’acrylique, elles procurent des sensations différentes. Le pastel est une technique qui permet plein de choses… Je suis une artiste figurative, mais quelquefois j’aime bien casser les choses. Le pastel, ça permet de nouveaux accidents (rires).

De quand date votre amour pour la peinture ?

À l’école je dessinais surtout des visages. C’était un désir d’essayer de comprendre les gens, je me demandais comment dessiner ceci ou cela. Je voulais être artiste. En Angleterre, j’ai choisi la peinture aux beaux-arts, pour moi c’était une évidence. En 2003, j’ai gagné un prix avec la société des pastellistes anglais. Un ami m’a demandé de venir passer pastelliste en France. Le pastel était démodé depuis un moment. Aujourd’hui, il y a une petite explosion du pastel en France et aux États-Unis. Les galeries me sollicitent. En février j’ai exposé au Grand Palais à Paris, le même mois j’ai gagné un prix à Londres. Quand on a un prix, on est content, mais le but de la peinture, ce n’est pas d’exposer mais de peindre. Je suis toujours dans le doute

Pourquoi le Lot ?

Ma mère est canadienne, on est souvent allé là-bas. On allait se promener dans la nature. J’ai vécu à Londres, mais je suis faite pour la campagne. Une fois on est allé en vacances dans un village en Dordogne. Je me souviens de la lumière sur les paysages. J’ai retrouvé cette lumière dans le Lot, j’ai adoré. La peinture ça prend du temps, je peux commencer une dizaine de tableaux en même temps. J’ai une autre passion, le jardinage. Et puis, j’aime danser, chanter, je joue de la guitare, mais assez mal.

Avez-vous des modèles ?

Oui Mathilde ma belle-fille qui est un super modèle, et Marie-Ange qui travaille à Espère, j’ai gagné un prix avec elle à Londres. Je ne suis pas une commerciale. Pour vivre comme tout le monde, je donne des cours, j’organise des stages. Je crois que je suis pédagogue. Je crois vraiment en la capacité de chaque personne de créer. J’aime bien enseigner, ça m’apporte un équilibre.

C’est la première fois que vous êtes invitée à Goujon’art ?

Non, c’est la troisième fois. Je vais exposer 45 tableaux. Lundi 4 juin, je cherche un modèle homme ou femme pour une démonstration.

Des projets ?

Je vais faire une série des natures mortes sur le vieillissement, m’inspirer du cognassier en fleur dans mon jardin.

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